Arrêter de fumer, oui mais... pourquoi ?

Pourquoi arrêter de fumer ? Les effets positifs de l'arrêt du tabac apparaissent progressivement.

Pourquoi arrêter de fumerL'état de santé d'un ex-fumeur rejoint celui d'un non fumeur en 15 ans environ. Il y a certes un plaisir de fumer qui est lié à la dépendance nicotinique mais quelques dizaines de minutes après avoir fumé, la concentration de nicotine dans le sang ayant beaucoup diminué, des troubles causés par le manque réapparaissent (anxiété, irritabilité, etc...) Ces troubles disparaissent dès que l'on fume à nouveau, ce qui explique le sentiment de plaisir et de soulagement que l'on éprouve à fumer et l'extrème difficulté à arrêter de fumer.

Le plaisir à arrêter de fumer

avantages a arrêter de fumerArrêter de fumer peut procurer du plaisir. Non seulement arrêter de fumer peut donner un sentiment de réussite, mais on se sent aussi en meilleure condition physique. Le goût et l'odorat réapparaissent,au bout d'une semaine, les aliments et boissons sont plus savoureux. En fait à peine 20 minutes après avoir arrêter de fumer des effets positifs se font déjà sentir.

Les 10 effets positifs ressentis à la suite de l'arrêt du tabac sont présentés ci-desous.

  1. 20 minutes: Les pulsations du cœur et la pression sanguine retrouvent des valeurs dans la norme
  2. 8 h: l'oxygénation du sang revient à la normale. Les risques d'infarctus du myocarde commencent à diminuer
  3. 24 h: Le monoxyde de carbone est éliminé du corps. Les poumons commencent à éliminer les mucus et les goudrons. Le risque d'infections respiratoires, type bronchite et pneumonie, commence à baisser
  4. 48 h: La nicotine n'est plus décelable dans le sang
  5. 1: semaine Les sens du goût et de l'odorat s'améliorent
  6. 3 à 9 mois: La respiration s'améliore (moins de toux, davantage de souffle). La fonction pulmonaire est augmentée de 5 à 10 %
  7. 1 an: Le risque de maladies du coeur (infarctus, par exemple) est réduit de moitié
  8. 5 ans: Le risque d'attaque cérébrale est réduit de moitié. Le risque de cancer de la bouche, de l'oesophage et de la vessie sont réduits de moitié
  9. 10 ans: Le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. Le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint le niveau de risque des non-fumeurs
  10. 15 ans: Le risque de maladies du coeur (infarctus, par exemple) rejoint celui des non-fumeurs. La mortalité (toutes causes confondues) rejoint quasiment celle des personnes qui n'ont jamais fumé

Les sportifs aussi doivent arrêter de fumer

Faire du sport ne protège pas des dangers du tabac. Les fumeurs qui pensent que marcher, faire du vélo, nager ou pratiquer une autre activité physique diminuerait le risque de cancer du poumon se trompent! Les sportifs fumeurs ont le même risque de cancer du poumon que les sédentaires. C'est ce qu'affirme une étude publiée dans l'International Journal of Cancer. Plus de 25.000 hommes âgés de 50 à 69 ans ont été suivis au cours de cette étude. Ils fumaient au moins 5 cigarettes par joursport et tabac danger

Au bout de 10 ans de suivi, un cancer du poumon a été diagnostiqué chez plus de 1.400 participants. Les résultats montrent que l'activité physique n'influence pas le risque de cancer du poumon. Il y aurait cependant un risque légèrement moindre chez les plus jeunes fumeurs du groupe étudié qui pratiquent une activité physique

Référence : Colbert LH : Physical activity and lung cancer risk in male smokers. Int J Cancer 2002 Apr 10;98(5) :770-3

Le tabac facilite la fonte de la masse musculaire

Il a déjà été prouvé que les fumeurs avaient tendance à avoir une masse musculaire inférieure aux non-fumeurs, mais les raisons de cet état n'étaient pas connues.

Fumer des cigarette entraine la fonte des muscles
Fumer provoque une fonte musculaire

Un groupe international de scientifiques a découvert que la cigarette altère le renouvellement quotidien des cellules musculaires. Le tabagisme est susceptible d'aggraver la sarcopénie, c'est-à-dire la perte musculaire liée à l'âge ou à un désordre neurologique.

Pour arriver à cette conclusion, il a fallu comparer la synthèse de protéine musculaire d'un groupe de non-fumeurs et d'un groupe de gros fumeurs (au moins un paquet par jour durant 20 ans). Pour mesurer cette synthèse, les scientifiques ont injecté à chacun des sujets un cocktail d'acides aminés (les constituants de base des protéines)marqués pour être reconnaissables une fois intégrés dans les tissus

Ils ont ensuite procédé à des biopsies musculaires afin de déterminer combien d'échantillons s'étaient transformés en protéines qui contribuent à l'entretien de la masse musculaire

Le résultat est sans appel :

Les fumeurs fabriquent moins de muscles que les non fumeurs. Ainsi le tabac nuit non seulement aux poumons mais aussi à d'autres organes ou tissus comme la masse musculaire.

Un argument de plus pour arrêter de fumer avant d'avoir consommé tout son capital musculaire.