Quand doit-on s'inquiéter face à une hernie discale ?La douleur est intense et persistante et il est impossible de poser le pied par terre. A ce stade, seuls les médicaments morphiniques ou les perfusions d'anti-inflammatoires, administrés en milieu hospitalier, peuvent permettre d'agir efficacement sur la douleur.
Il y a perte de contrôle des mouvements des pieds ou de la jambe qui se dérobe. Une intervention chirurgicale s'impose dans ce cas.
Il y a incontinence (pertes d'urine, parfois de selles), mictions impérieuses (difficultés à se retenir) ou efforts de poussée pour uriner. Il s'agit d'une extrême urgence et la chirurgie est le seul traitement possible.
Il faut savoir qu'une consultation trop tardive pour une hernie discale expose à des séquelles avec incontinence quasi permanente.
Le médecin commence par prescrire des médicaments tels les antalgiques, les anti-inflammatoires, les myorelaxants. Ils sont toujours associés au repos (quinze jours au minimum). Les infiltrations lombaires de corticoïdes prennent le relais si ces médicaments apportent peu de soulagement. Un traitement bien suivi et suffisamment prolongé - au moins six semaines - amène une guérison dans 90% des cas. En cas d'échec au traitement, et passé un délai de quatre à six semaines, il est nécessaire de consulter un chirurgien spécialisé dans la pathologie rachidienne.
Fiche pratique détaillée au forrmat pdf sur la hernie discale produite par la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique
Tout effort qui augmente la pression abdominale (et donc la pression sur le disque) - toux, éternuement etc - peut augmenter l'intensité de la douleur ( sciatique ou cruralgie ).
Les douleurs sont parfois très invalidantes : elles peuvent en effet être très intenses, persistantes et entraîner des répercussions importantes sur la vie quotidienne (chez certaines personnes, la douleur ne peut être calmée que par le repos et une position en chien de fusil qui détend le nerf de la jambe).

