Bigorexie ou addiction au sport

La bigorexie est l'addiction au sport. La bigorexie peut exister aussi bien chez les sportifs de haut niveau que chez les sportifs amateurs. Ce trouble psychique est souvent accompagné mais pas systématiquement d'une angoisse de dysmorphophobie ou peur d'une dysmorphie corporelle

Après avoir étudié les marathoniens et découvert une poursuite de l'activité physique malgré un état de fatigue et de routine, William Glasser a crée en 1976 le concept d'addiction positive, concept qui mettait en opposition une dépendance ayant des conséquences bénéfiques et visibles immédiatement avec les addictions dites négatives (toxicomanies, alcoolisme).

La pratique excessive du sport apparait ainsi comme une forme d'addiction sans drogue. Comme pour d'autres comportements addictifs on peut considérer que l'addiction sportive commence par des excès, par la recherche de sensation de plaisirs et de désinhibition à travers la pratique sportive, qui va aboutir à l'installation d'un besoin irrépressible et dans certains cas des signes de sevrage. Le sportif dépendant s'installe alors dans une situation routinière (la pratique d'un geste répétitif, sans satisfaction immédiate), afin d'obtenir une augmentation de l'estime de soi, à travers une multitude d'effets physiques et psychiques.

Et vous, êtes-vous atteint de bigorexie ?

courir et bigorexieIl existe à l'heure actuelle plusieurs échelles d'évaluation de la bigorexie, cette nouvelle addiction. Les 2 échelles ci-dessous s'adressent aux coureurs de fond et aux culturistes

ECHELLE DE DEPENDANCE A LA COURSE

  1. Je cours très souvent et régulièrement (+ 1)
  2. Si le temps est froid, trop chaud, s'il y du vent, je ne cours pas (- 1)
  3. Je n'annule pas mes activités avec les amis pour courir (- 1)
  4. J'ai arrêté de courir pendant au moins une semaine pour des raisons autres que des blessures (- 1)
  5. Je cours même quand j'ai très mal (+ 1)
  6. Je n'ai jamais dépensé d'argent pour courir, pour acheter des livres sur la course, pour m'équiper (- 1)
  7. Si je trouvais une autre façon de rester en forme physique je ne courrais pas (- 1)
  8. Après une course je me sens mieux (+ 1)
  9. Je continuerais de courir même si j'étais blessé (-1)
  10. Certains jours, même si je n'avais pas le temps, je vais courir (+ 1)
  11. J'ai besoin de courir au moins une fois par jour (+ 1)

CRITERES DE DEPENDANCE A LA MUSCULATION

addiction musculation
  1. Je m'entraîne même quand je suis malade ou grippé.
  2. Il m'est arrivé de continuer l'entraînement malgré une blessure.
  3. Je ne raterais jamais une séance d'entraînement, même si je ne me sens pas en forme.
  4. Je me sens coupable si je rate une séance d'entraînement.
  5. Si je rate une séance, j'ai l'impression que ma masse musculaire se réduit.
  6. Ma famille et/ou mes amis se plaignent du temps que je passe à l'entraînement.
  7. Le body-building a complètement changé mon style de vie.
  8. J'organise mes activités professionnelles en fonction de mon entraînement.
  9. Si je dois choisir entre m'entraîner et travailler, je choisis toujours l'entraînement.

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